L’Académie Conscience et Action propose des outils pour développer le potentiel des équipes et ouvrir un chemin vers une collaboration authentique.

Du « Je » au « Nous »

Le « Je » qui a longtemps été promu comme le moteur de la dynamique de certaines entreprises est souvent considéré de nos jours comme dégradant leur potentiel de fonctionnement. De plus en plus, des théories de management orientent vers un management « egoless »…

Dans le monde du vivant, le tout est supérieur à la somme de ses parties. Le « Nous » est supérieur à la somme des « Je ». Le « Nous » donne du sens à notre vie et dépasse le sens de notre vie. La moindre présence du « Je » limite l’expérience, la localise. L’accès à la connaissance est donc réduit.

Le chemin de sagesse proposé par Acoa a des répercussions :

  • Sur les causes d’apparition du « Je » : en changeant en profondeur la façon dont nous nous percevons ou en étant moins pris par les émotions. Et c’est dans les perturbation que le « Je » se manifeste.
  • Sur la perception du Je : l’attention est portée entre autre sur des phénomènes mentaux où le « Je » est présent. Ce phénomène révélant son impermanence, le « Je » est considéré comme étant de moins en moins solide. Cette non-solidité du « Je » nous fait passer de l’isolement à l’appartenance. Plus nous sommes sur cette base de définition d’un « Je » avec ces caractéristiques, plus nous nous comparons, nous nous différencions, nous nous isolons. A l’inverse, si nous percevons que le « Je » est indéfinissable, nous touchons à notre nature universelle. Ce qui est une source d’intégration, de perception d’être un élément de l’équipe. Il ne s’agit pas de nier les différences, mais de se situer en majeur au niveau de cette universalité.

De la gratitude à la bienveillance

L’expérience de large ouverture non duelle à laquelle nous donnons accès dans le 2ème stage développe une satisfaction hors du commun. La gratitude naît naturellement à l’égard de l’ensemble des choses et des personnes qui sont à l’origine de cette expérience. De façon tout aussi naturelle, un chien génère de la gratitude pour son maître qui lui donne un os.

Le seul développement de cette gratitude est à elle seule source d’une augmentation significative du niveau de bonheur. De plus, la gratitude générée augmente naturellement l’ouverture des sens. L’ouverture des sens augmente encore la qualité de l’expérience, le cadeau est encore plus beau, la gratitude augmente. On poursuit ainsi de façon incrémentale jusqu’à arriver à un amour inconditionnel et total par rapport à tous les êtres et toutes les choses. On peut ajouter la compassion, et être sur une base de grande ouverture bienveillante.

On a ajoute ainsi une ouverture du cœur à l‘ouverture de l’expérience.

Cette bienveillance est émise aussi à l’égard de ce qui traverse le mental. Cette bienveillance assèche toute réaction égotique, les phénomènes mentaux deviennent inopérants. La douceur interne coupe le flot des réactions.

La confiance non conditionnée

Contacter cette expérience d’ouverture incroyable sur base de bienveillance renseigne profondément sur soi. Certains évoquent une totale sécurisation et font une analogie avec l’enfant qui retrouve sa mère, avec l’oiseau qui retrouve son nid. A posteriori certains évoquent les flammes, celles qui ont été capables de détruire leur ancienne identité et de dégager un espace où ils ont pu contacter un aspect d’eux-mêmes encore inconnu. Nous ne croyons pas en nous-mêmes jusqu’à ce que se révèle au fond de nous quelque chose de précieux, digne de notre confiance. Ce qui est contacté apparaissant comme universel sera cause de confiance par rapport à l’autre.

L’influence positive sur les équipes…

Le développement de la bienveillance jusqu’à une non différenciation entre soi et autrui fait que l’aspiration d’apport se déploie totalement. Nous sommes interdépendants : vous avez pu constater que votre état d’esprit a par exemple une influence sur vos proches. Cette influence est au-delà des contacts et se déploie d’autant plus fortement et largement que l’esprit est maîtrisé. Constatez par vous-même : deux personnes de même niveau hiérarchique ne produisent pas le même effet à leur entrée dans une salle de réunion.

Plus l’individu prend conscience de l’importance de son propre impact sur l’autre, plus il se sent responsable.